Ce document a été préparé par: Véronique Vézina, agente de sensibilisation Regroupement des personnes handicapées visuelles (régions 03-12).
Les cinq (5) parties du rapport
Résumé des discussions par problématique
Problématique 1 : l'orientation scolaire
Problématique 2 : la capacité d'adaptation
Problématique 3 : la compétitivité
Problématique 4 : les aspects psycho-sociaux
Problématique 5 : l'intégration
Problématique 6 : les données statistiques
Ces recommandations seront acheminées à
Le Regroupement des personnes handicapées visuelles (régions 03-12) est un organisme sans but lucratif qui s'occupe principalement de la défense des droits et de la promotion des intérêts des personnes vivant avec une déficience visuelle. Dans le cadre des activités mises sur pied pour souligner la Semaine de la canne blanche, nous avons organisé une journée de réflexion pour connaître "Quelle place il y a sur le marché du travail pour les personnes handicapées visuelles". Cette journée a fait suite à diverses problématiques vécues par notre clientèle pour intégrer le marché du travail et à la faible représentativité de celle-ci en emploi dans le secteur régulier, en 2003.
Les objectifs de cette journée étaient :
La mise au point sur la situation actuelle a permis d'identifier six (6) problématiques différentes soient :
Le rapport sera donc divisé de la façon suivante :
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La déficience visuelle se définit de deux (2) façons soit la définition canadienne et la définition québécoise:
Au Canada, on peut parler de déficience visuelle lorsqu'une personne a une acuité visuelle de 6/60 (20/200) ou moins ou un champ visuel circulaire de moins de 20 degrés. On peut alors parler de personnes reconnues légalement aveugles.
Au Québec, on parle de limitation visuelle lorsque l'acuité visuelle est de moins de 6/21 (20/70) ou un champ visuel horizontal ou vertical de moins de 60 degrés. On parle alors d'une clientèle légalement handicapée visuelle.
Lors de notre journée de réflexion, notre groupe cible incluait toutes les personnes reconnues comme étant légalement handicapée visuelle. On divise cette clientèle en deux (2) catégories qui vivent des problématiques tout à fait différentes. Ces deux (2) groupes, selon la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) sont légalement identifiés comme suit : Les fonctionnellement aveugles (non voyants) et les fonctionnellement voyants (demi-voyants).
On différencie ces deux (2) groupes de la façon suivante : Une personne reconnue comme fonctionnellement aveugle signifie que cette dernière ne peut avoir accès à aucun document manuscrit visuellement, même à l'aide d'aide technique visuelle. Alors qu'une personne fonctionnellement voyante utilise son résidu visuel et dans plusieurs des cas des aides techniques visuelles pour pouvoir accéder à l'information écrite. Parmi les personnes légalement identifiées comme ayant des limitations visuelles, 93 % sont identifiées fonctionnellement voyantes et 7 % fonctionnellement aveugles.
Voici maintenant quelques statistiques reliées à la scolarité et à l'emploi des personnes handicapées visuelles. Ces données proviennent du Stat Flash d'octobre 2002 produit par l'Office des personnes handicapées du Québec (OPHQ). Le sujet de cette publication est " L'incapacité reliée à la vision chez les adultes et les enfants québécois ".
Les données de cette parution proviennent de l'Enquête québécoise sur les limitations d'activités (EQLA), 1998. Cette enquête a été réalisée par l'Institut de la statistique du Québec. À la lecture de ce document, on dénote que les personnes handicapées visuelles par rapport aux personnes sans incapacité ont un niveau de scolarité moins élevé, un revenu plus faible et la proportion de gens sans emploi est plus élevé. Le niveau de scolarité atteint par la population handicapée visuelle se divise comme suit :
Parmi la clientèle visée, on dénombre que 58 % des personnes handicapées visuelles sont inactives sur le marché du travail, comparativement à 28 % pour la société en générale. 42% des personnes vivant avec une déficience visuelle font partie de la population active. Cet échantillonnage se divise comme suit : 35 % sont en emploi et 7 % sont sur le chômage.
La majorité des gens en emploi se retrouvent dans des milieux reliés à la déficience visuelle. On en retrouve très peu dans le secteur régulier du marché du travail.
À la lumière de ces informations, notre journée de réflexion s'est arrêtée sur la place qu'il y a pour les personnes handicapées visuelles sur le marché du travail dans le secteur régulier et sur la problématique des deux (2) différents types de vision.
La représentation des personnes handicapées visuelles sur le marché du travail est déjà à la baisse depuis 1998, c'est pourquoi il faut s'arrêter pour trouver des pistes de solution pour éviter la diminution constante du pourcentage de personnes handicapées visuelles en emploi et pour qu'une place leurs soient accordée lors du renouvellement des emplois au Québec alors que 600 000 emplois seront disponibles d'ici 2005.
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