La question de départ pour introduire la réflexion sur la problématique
de la compétitivité était la suivante :
" La personne handicapée visuelle peut-elle être compétitive
sur le marché du travail? "
Les sujets abordés pour approfondir cette partie de la réflexion ont été les suivants :
La mondialisation et les notions d'entrepreneurship amènent de nombreux changements dans les milieux de travail. La réalité actuelle du marché du travail met l'emphase sur la compétitivité, la productivité, la rentabilité et la compétence. Ces valeurs sont de plus en plus effectives dans tous les secteurs d'emploi. Ces dernières, excluant la compétence, nuisent à l'employabilité des personnes déficientes visuelles puisque pour un grand nombre d'emploi, il est impossible d'atteindre le même rendement qu'une personne voyante, surtout si l'avancement de la technologie vient influencer notre travail. Il faudrait comprendre que la non-compétitivité ne veut pas nécessairement dire que ces personnes sont improductives. Pour compenser le manque à combler, des programmes de subvention ont été mis en place, mais plusieurs employeurs ne les connaissent pas.
La demande de rendement égal est de plus en plus rapportée comme cause de discrimination, de stress et de fatigue excessive. Dans la Fonction publique, les concours sont adaptés, la période d'examen est prolongée, comment peut-on concevoir qu'en milieu de travail le temps d'exécution des tâches puisse être égal? Cet illogisme vient corroboré les faits. (Recommandations no 11, 17, 18, 20 et 25)
Il faut savoir que la méconnaissance du milieu des personnes handicapées
amène une généralisation des cas. Il faut comprendre qu'au
départ chaque personne à sa propre personnalité et ses
propres capacités comme pour le reste de la population. Les préjugés
souvent évoqués sont ceux du haut taux d'absentéisme et
des problèmes de santé.
(Recommandation no 17)
Avec les coupures de poste de plus en plus nombreuses, on demande aux employés d'être de plus en plus polyvalent dans les tâches à effectuer. Cette tendance vient encore diminuer l'accessibilité aux personnes vivant avec une limitation visuelle à divers postes de travail. Dans le secteur privé et non syndiqué, il est possible de faire un réaménagement des tâches. Par contre, dans les milieux syndiqués, il est difficile de déroger des standards qui sont établis. (Recommandations no 8, 22 et 23)
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La question de départ pour introduire la réflexion sur la problématique
des aspects psycho-sociaux était la suivante :
" La présence sur le marché du travail des personnes handicapées
visuelles influence-t-elle leur vie personnelle et sociale? "
Les sujets abordés pour approfondir cette partie de la réflexion ont été les suivants :
Plusieurs points ont été soulevés concernant ce sous-thème.
Les motivations et les satisfactions qui ressortent le plus souvent sont les
mêmes que pour les personnes en général.
¢ Le travail permet de prendre sa place dans la
société.
¢ Le travail amène de la gratification.
¢ Le travail permet d'établir une stratégie de vie
différente.
Pour une personne handicapée visuelle, les relations de travail sont difficiles à établir, le handicap met une barrière. Il faut faire les premiers pas pour s'intégrer au groupe et le groupe n'est pas toujours réceptif. De plus, cela demande considérablement d'énergie, qui devrait plutôt être consacrée au nouvel emploi. (Recommandation no 24)
Comme il a été énoncé en 4.1, le travail est comme pour chaque individu de notre société un moyen de rétablir l'estime de soi et de retrouver la confiance en nos moyens.
L'introduction sur le marché du travail permet à tous et chacun de trouver une autonomie financière et procure un pouvoir de décision sur différents aspects de la vie quotidienne.
Deux (2) aspects sont ressortis dans cette partie de la discussion. Le premier
étant l'arrivée sur le marché du travail permet aux personnes
handicapées visuelles de sortir de l'isolement et d'avoir une vie sociale
active. Le second étant que l'insertion en milieu de travail met en surface
un sentiment de solitude. Effectivement, la curiosité créée
lors de l'arrivée dans une équipe de travail s'estompe rapidement
et un isolement s'effectue par rapport au reste de l'équipe. (Recommandation
no 24)
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La question de départ pour introduire la réflexion sur la problématique
de l'intégration était la suivante :
" L'intégration au travail des personnes handicapées visuelles
est-elle encore réaliste et réalisable en 2003? "
Les sujets abordés pour approfondir cette partie de la réflexion ont été les suivants :
Les personnes vivant avec un handicap visuel sont celles les plus difficiles à intégrer et à placer sur le marché du travail. Parmi cette clientèle, les fonctionnellement aveugles sont les plus défavorisés. L'inaccessibilité des édifices, la rapidité des changements technologiques, le manque de ressources pour le suivi en emploi, la méconnaissance de la déficience visuelle des intervenants en emploi des services spécialisés en main-d'uvre sont les difficultés les plus rencontrées. Les efforts externes d'intégration comme les déplacements sécuritaires, les changements fréquents de l'environnement, les difficultés à intégrer l'équipe de travail, l'adaptation et l'apprentissage de nouveaux équipements adaptés sont des efforts très exigeant qui empêchent de consacrer toute son énergie à ces nouvelles tâches. (Recommandations no 10, 13, 25, 26 et 27)
Quand on parle d'intégration, la préoccupation principale est
l'adaptation des postes de travail. Cette adaptation demande un grand nombre
d'interventions auprès des employeurs et du temps de travail alloué
à celle-ci pour rendre le poste fonctionnel. Ce grand nombre d'interventions
par des personnes différentes qui effectuent des tâches semblables
importunes les employeurs. (Recommandation no 28)
Problématique 5 : L'intégration (suite)
Pour obtenir la collaboration des employeurs on doit commencer par les sensibiliser, les informer sur le handicap, les ressources disponibles, le matériel adapté et les capacités de la main-d'uvre disponible. Leur offrir un soutien et la possibilité d'échanger sur les problématiques rencontrées et les solutions trouvées aiderait à améliorer leur collaboration pour l'embauche de la clientèle visée. Une recherche d'employeurs potentiels pourraient se faire pour sensibiliser et informer ces derniers de la main-d'uvre disponible et apte à effectuer certains emplois et inciterait la création de nouveaux réseaux. (Recommandations no 17, 21, 25, 27, 29 et 30)
Un meilleur suivi en emploi pour les employés et pour les employeurs permettrait de réduire les échecs et de régler des problématiques au départ au lieu de les laisser s'accumuler.
Certaines limitations ne pouvant jamais s'atténuer avec le temps, il
serait important d'obtenir le maintien des subventions salariales et des mesures
incitatives durables qui inciteraient les employeurs à garder les employés
déjà formés en place. (Recommandations no 20, 26 et 29)
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L'élaboration de cette journée de réflexion a permis de soulever une problématique qui n'avait pas été soulevée au départ. Les données statistiques concernant l'employabilité et les secteurs d'emploi concernant les personnes handicapées vivant avec une déficience visuelle sont très vagues. Les données recueillies dans ce secteur se limite plus précisément à la clientèle des personnes handicapées en général. L'approfondissement de ces données pourraient permettre une meilleure analyse des problématiques et de la réalité actuelle dans le domaine de l'emploi. (Recommandation no 31)
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