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Cette journée de réflexion a permis de mettre en perspective les diverses problématiques relativement à l'emploi des personnes handicapées visuelles. Elle a aussi permis d'entreprendre une réflexion sur le contexte actuel du marché du travail et de faire ressortir la situation alarmante concernant l'employabilité des personnes vivant avec une déficience visuelle, tout spécifiquement celles des personnes fonctionnellement aveugles.
Le taux de personnes ayant une limitation visuelle en emploi ne cesse de diminuer avec les années et ceux qui demeurent en emploi sont majoritairement dans des milieux associés à la déficience visuelle. Ce secteur d'emploi étant très limité il est donc temps de réagir avant que la situation ne se détériore encore plus.
Cette réflexion est inquiétante pour l'avenir, est-il encore réaliste en 2003, pour une personne vivant avec une déficience visuelle majeure de vouloir intégrer le marché du travail régulier? L'évolution technologique, les notions de performance, la mondialisation, l'égocentrisme et la demande de polyvalence viennent entraver l'idée et la volonté d'affecter une personne ayant une limitation visuelle à plusieurs postes de travail.
Que peut-on faire pour inciter les employeurs à embaucher cette main-d'uvre disponible et productive? Il est certain que nous ne pouvons empêcher la technologie d 'évoluer, mais on peut influencer certaines valeurs sociales qui faciliteraient l'intégration en emploi des personnes ayant une déficience visuelle. Certaines pistes de solution ont été proposées, lors des nombreuses discussions.
Le premier travail à faire qui pourrait améliorer les possibilités pour cette clientèle d'intégrer le marché du travail est bien sûr une sensibilisation accrue de toutes les instances concernées par le secteur de la main-d'uvre. Cette sensibilisation devra partir de la base, le secteur de l'orientation scolaire, les services spécialisés en main-d'uvre, les employeurs potentiels et les diverses instances gouvernementales concernées.
La seconde piste de solution proposée s'adresse à une catégorie spécifique de la clientèle handicapée visuelle, soit celle ayant un niveau de scolarité peu élevé, il faudrait permettre à ces gens d'accéder à des emplois dans des centres de travail adapté.
Un autre élément soulevé est celui d'obtenir des postes réservés et dédiés spécifiquement à ce groupe d'employés potentiels. La mise en place de ressources plus importantes pour obtenir un meilleur service d'intégration en milieu de travail et de maintien en emploi serait un autre moyen d'améliorer l'accessibilité au marché du travail.
Il est inquiétant de voir la situation actuelle, mais certaines portes
semblent vouloir s'entrouvrir. Il ne faut pas manquer la chance de pouvoir inclure
certaines de nos revendications avant l'adoption de la loi assurant l'exercice
des droits des personnes handicapées. De plus, le dernier rapport Facal
déposé en février 2003 sur la diversité dans la
Fonction publique québécoise, le plan d'action Personnes handicapées
semble favorable à nos revendications et vise à mettre en application
certaines d'entre elles.
Voici les 10 mesures pour favoriser la présence de personnes handicapées dans la Fonction publique québécoise, proposées dans ce rapport :
Cette porte d'entrée dans la Fonction publique québécoise doit être prise en considération et il faut profiter de l'occasion pour amener nos recommandations aux instances concernées et s'assurer que ces mesures favorables à notre situation seront appliquées. Cette initiative proposée par le Conseil du Trésor ne pourrait-elle pas s'appliquer dans le secteur privé de l'emploi? Une autre piste de solution à envisager pour améliorer la représentation de cette clientèle sur le marché régulier de l'emploi.
Cette journée de réflexion, pour connaître la place des personnes handicapées visuelles sur le marché du travail, a servi à mettre en surface et approfondir les problématiques réelles du marché actuel de l'emploi et de constater la baisse des possibilités d'intégrer le marché du travail en 2003 malgré les efforts et l'énergie consacrés à la recherche constante d'un emploi. Cette réduction significative de personnes handicapées visuelles en emploi doit être arrêtée rapidement avant qu'il soit impossible d'appliquer certaines mesures ou solutions.
Il faut être réaliste et voir la complexité et le labeur du travail à faire, mais il faut garder espoir, faire valoir nos droits d'équité en emploi et revendiquer notre place sur le marché du travail.
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